EXPOSITION JADIS

Les musiciens de l’Écho de l’Hermitage en 1953

Cette photographie met à l’honneur les musiciens de l’Écho de l’Hermitage, société musicale qui a marqué la vie culturelle locale. Au premier rang, deuxième en partant de la gauche, figure Lucien Ferlay, fondateur de l’Écho de l’Hermitage en 1948. Son engagement et sa passion pour la musique ont permis la création et le développement de cette formation, devenue au fil des années un acteur incontournable de l’animation culturelle du territoire.

On y distingue également Joseph Eynard (quatrième personne en partant de la gauche au dernier rang, portant des lunettes). Collectionneur passionné et engagé dans la préservation du patrimoine local, il deviendra par la suite président de l’Écho de l’Hermitage, contribuant activement à son développement et à son rayonnement.

La route nationale et le café Tatin 1905-1910

Cette photographie offre un aperçu de la vie quotidienne sur la route nationale au début du XXe siècle. Au premier plan, des clients sont installés face à la terrasse du café Tatin, établissement bien connu de l’époque, situé à l’emplacement de l’actuelle agence du Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes.

Les tenues vestimentaires témoignent des usages de l’époque : les hommes portent notamment le canotier, chapeau emblématique des années 1910, ainsi que de petits vestons portés même durant l’été. Avant la Première Guerre mondiale, les calèches constituaient le principal moyen de transport, aussi bien pour les voyageurs que pour l’acheminement des marchandises. Les automobiles restaient alors rares et réservées à quelques privilégiés.

Le poids public de la place du Taurobole en 1922

Cette photographie prise en 1922 présente le poids public situé à l’entrée de la place du Taurobole. On y distingue un pont-bascule utilisé pour peser les véhicules et les marchandises, un équipement essentiel à une époque où les échanges commerciaux reposaient largement sur le transport routier et agricole.

Les deux imposantes structures visibles de part et d’autre de l’installation abritaient le mécanisme de pesée et les poids de référence. Réalisés en acier et en laiton, ces dispositifs étaient volontairement dissimulés afin de les protéger tout en facilitant leur utilisation.

À l’arrière-plan, une maison aujourd’hui disparue rappelle l’évolution du paysage urbain. Sa démolition a permis l’agrandissement de la place du Taurobole, contribuant à l’aménagement du centre-ville tel que nous le connaissons aujourd’hui.

La rue du Pont, future rue Joseph Péala en 1905

Cette photographie nous plonge dans l’animation de la rue du Pont, aujourd’hui connue sous le nom de rue Joseph Péala. À gauche se trouvait le café des Colonnes, lieu de rencontre apprécié des habitants, tandis qu’à droite s’élevait l’hôtel de Florans, témoin de l’activité commerciale et du passage des voyageurs dans le centre-ville.

Au fond de la rue, on aperçoit la place du Taurobole ainsi que la structure du poids public, installée autour du pont-bascule utilisé pour le pesage des marchandises et des véhicules. Cet ensemble constitue un précieux témoignage de l’organisation urbaine et de la vie économique locale au début du XXe siècle.

Le pont Toursier en mai 1958, un ouvrage remarquable de longévité

Cette photographie met en valeur le pont Toursier, dont la construction s’est étalée sur une période de trois à quatre ans. Réalisé selon des principes techniques proches de ceux utilisés pour la passerelle Marc-Seguin, cet ouvrage témoigne du savoir-faire des ingénieurs et bâtisseurs de l’époque.

Fait remarquable, depuis son achèvement, le pont n’a nécessité aucune réparation majeure. Seules des opérations d’entretien régulières ont permis d’en assurer la pérennité. Plus de 150 ans après sa construction, il continue ainsi de remplir sa fonction, illustrant la qualité de sa conception et la solidité des techniques employées à l’époque.

La route nationale sous les eaux lors de la crue de 1896

Cette photographie témoigne de l’une des importantes crues du Rhône qui ont marqué l’histoire de Tain-l’Hermitage. En 1896, les eaux ont envahi l’ensemble de la ville, transformant les rues en véritables canaux. Pour se déplacer, les habitants empruntaient des planches de bois installées au-dessus de l’eau, comme on peut le constater sur ce cliché.

Cette inondation ne fut malheureusement pas un événement isolé. Au fil des décennies, plusieurs crues ont touché la commune, rappelant la proximité étroite entre la ville et le Rhône.

Le déraillement d’un train de marchandises à Pierre Aiguille en 1927

Cette photographie retrace un événement marquant survenu au pied de la montagne de Pierre Aiguille, sur le territoire de Crozes-Hermitage. Un train de marchandises y a déraillé à la suite d’un éboulement ayant obstrué la voie ferrée.

Face à l’urgence de la situation, plusieurs personnes se sont mobilisées pour dégager les rochers présents sur les rails, afin d’éviter qu’un autre train ne soit à son tour victime d’un accident. Cette intervention a permis de sécuriser rapidement le secteur.

Egalement, un peu plus bas de la montagne, se tenait l’emplacement d’un ancien relais de diligence qui accueillait autrefois voyageurs et attelages. Le bâtiment existe toujours aujourd’hui et a été transformé en habitation appartenant à un vigneron. Quant à la ligne ferroviaire visible sur la photographie, elle est toujours en service, témoignant de l’importance historique et durable de cet axe de transport.

Une visite dans une salle de classe de la Fondation La Teppe en 1969

Cette photographie témoigne d’une visite au sein d’une salle de classe de la Fondation La Teppe, établissement créé en 1856 et dédié à l’accueil et à l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

On y distingue notamment Paul Durand, situé à l’extrême gauche de l’image, accompagné d’une sœur placée à sa droite. La scène les montre lors d’une séance de tricotage, activité alors intégrée à la vie quotidienne et à l’apprentissage des résidents.

Ce cliché illustre l’attention portée à l’éducation, à l’accompagnement et au développement des savoir-faire au sein de la Fondation La Teppe, institution qui occupe une place importante dans l’histoire sociale et médico-éducative du territoire.

Le marché aux fruits et légumes de la place du Taurobole dans les années 1920

Cette photographie offre un précieux témoignage de l’activité du marché aux fruits et légumes qui animait la place du Taurobole dans les années 1920. Prise depuis le côté Est de la place, elle révèle l’importance des échanges commerciaux et de la vie quotidienne à cette époque.

Au fond de l’image, on distingue une guérite, sorte de petit abri de surveillance. Devant cette construction apparaît un camion de marchandises reconnaissable à son toit clair, symbole de l’évolution progressive des moyens de transport.

À ses côtés se trouve une jardinière, charrette utilisée pour se rendre aux champs et rapporter les récoltes. Plusieurs autres véhicules hippomobiles destinés au transport des marchandises sont également visibles, tandis que de nombreux vélos témoignent de l’essor de la bicyclette au cours de cette période. Sur la gauche du cliché, on aperçoit enfin un cabriolet, type de charrette spécialement conçu pour le transport des personnes.

Les sapeurs-pompiers tainois autour d’une motopompe en 1935

Cette photographie présente le corps des sapeurs-pompiers de Tain-l’Hermitage réuni autour d’une motopompe, un équipement alors relativement récent dans la lutte contre les incendies. Avant la généralisation de ce matériel motorisé, les interventions reposaient souvent sur des motopompes à bras nécessitant plusieurs personnes pour actionner le mécanisme, tandis que d’autres acheminaient l’eau à l’aide de seaux.

Contrairement à la lance à incendie qui projette l’eau, la motopompe a pour fonction d’aspirer l’eau depuis un point de captage afin d’alimenter les dispositifs de lutte contre le feu. Son apparition a marqué une avancée importante dans l’efficacité des interventions.

La scène a très probablement été photographiée sur le côté Est de la place du Taurobole. À cette époque, la caserne des sapeurs-pompiers était située à proximité de la gare, à l’emplacement de l’actuelle école maternelle Jules Verne, près du pont de la route de Larnage.

Ce cliché illustre ainsi les débuts de la modernisation des équipements de secours.

Le Café-Hôtel-Restaurant Le Rhodanien, ancien restaurant Dutron en 1930

Cette photographie présente le Café-Hôtel-Restaurant Le Rhodanien, connu sous le nom de restaurant Dutron. L’établissement était particulièrement apprécié et affichait fièrement sur son fronton une devise restée dans les mémoires : « Chez Dutron, tout est bon ».

Le restaurant proposait notamment des fritures de poissons, très prisées. Les pêcheurs utilisaient de grands filets pouvant atteindre environ quatre mètres sur quatre et travaillaient souvent à la demande. Les clients commandaient une quantité précise de poisson, que les pêcheurs se chargeaient ensuite de fournir.

Au premier plan, on remarque également une ancienne pompe à essence, représentative des premiers modèles utilisés au début du développement de l’automobile. Son fonctionnement était manuel : un bras latéral permettait de pomper le carburant avant de remplir le réservoir des véhicules.

Au fil du temps, le bâtiment a connu une nouvelle vocation en devenant un lieu dédié aux associations, poursuivant ainsi son rôle de lieu de rencontre et de convivialité au cœur de la ville.

Des employées de la chocolaterie Valrhôna face aux inondations en 1957

Cette photographie montre plusieurs employées de la chocolaterie Valrhôna sur la Route Nationale 7, dans un contexte d’inondation ayant touché une grande partie de la ville. Les femmes visibles sur le cliché semblent sortir de l’usine Valrhôna, située sur la droite de l’image.

À l’arrière-plan, on distingue également la station-service qui existe encore aujourd’hui, offrant un repère précieux pour situer cette scène dans le paysage tainois. Les eaux ont envahi une large partie de la commune, même si l’on suppose que les secteurs les plus au nord ont été relativement épargnés par la crue.

Au premier plan, on remarque également une ancienne pompe à essence, représentative des premiers modèles utilisés au début du développement de l’automobile. Son fonctionnement était manuel : un bras latéral permettait de pomper le carburant avant de remplir le réservoir des véhicules.

Au fil du temps, le bâtiment a connu une nouvelle vocation en devenant un lieu dédié aux associations, poursuivant ainsi son rôle de lieu de rencontre et de convivialité au cœur de la ville.

Le magasin de Marius Robert, un commerce emblématique de la rue Jules Nadi en 1927

Cette photographie présente la devanture du magasin de Marius Robert, que l’on voit ici aux côtés de son fils. Situé dans l’actuelle rue Jules Nadi, ce commerce a longtemps participé à la vie économique du centre-ville.

Marius Robert proposait notamment du matériel électrique à une époque où cette technologie se développait rapidement. Il commercialisait entre autres des postes de radio, alors que les premiers transistors faisaient progressivement leur apparition dans les foyers.

L’histoire de la famille s’est poursuivie à travers les générations : son fils est devenu assureur, tandis que son petit-fils a exercé la profession de notaire. Quant au commerce, il a connu plusieurs activités au fil du temps. Après la fermeture du magasin de Marius Robert, les locaux ont notamment accueilli un poissonnier puis un commerce de vins et de liqueurs. Aujourd’hui, aucun commerce n’occupe plus cet emplacement, témoin de l’évolution du tissu commercial du centre-ville.

André Combe au clavier du carillon de l’église Notre-Dame de l’Assomption en 1927

Cette photographie montre André Combe, maître carillonneur de Lyon, installé au clavier du carillon de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Si un maître carillonneur est généralement attaché à un carillon ou à une église en particulier, il peut également être invité à se produire dans d’autres lieux, comme ce fut le cas ici.

L’instrument utilisé repose sur un système fonctionnant grâce à l’air. Le musicien devait actionner un mécanisme à l’aide de pédales afin de produire le souffle nécessaire. Celui-ci circulait ensuite dans différents tuyaux, chacun émettant une note particulière. Plus le nombre de tuyaux était important, plus les possibilités musicales et la précision de l’interprétation étaient grandes.

À droite d’André Combe figure vraisemblablement le prêtre en fonction à cette époque. Quant à l’instrument, il était généralement installé au premier étage de l’édifice, au-dessus de la porte d’entrée principale.

La tour des Adrets, témoin de l’histoire tainoise en 1920

Cette photographie met en valeur la tour des Adrets, l’un des éléments emblématiques du patrimoine de Tain l’Hermitage. Au fil du temps, l’édifice a subi les effets de l’érosion et des intempéries, entraînant la chute de certaines pierres et une diminution progressive de sa hauteur. Sur ce cliché, on distingue encore sa toiture, dont les tuiles sont visibles, témoignant de son aspect d’origine.

La tour a également fait l’objet de réflexions dans le cadre de projets de réaménagement de l’entrée de ville. Toutefois, les propositions envisagées n’ont pas été retenues, notamment en raison des contraintes liées à la protection du patrimoine par les services des Monuments historiques.

L’ambiance qui se dégage de la photographie laisse penser qu’elle a été prise un dimanche, un jour de fête ou lors d’un événement particulier. Les habitants, adultes comme enfants, portent en effet leurs plus beaux vêtements et sont chaussés avec soin. Ces détails permettent de situer vraisemblablement la scène dans les années 1920, une période où les sabots, encore courants au début des années 1910, laissaient progressivement place à des chaussures plus modernes.

Au fond de la rue, l’axe de circulation rejoint l’actuelle Route Nationale 7, rappelant l’importance de ce secteur dans l’organisation urbaine de la ville.

Les Éclaireurs de la section Tournon-Tain en 1911

Cette photographie présente les Éclaireurs de la section Tournon-Tain, mouvement de jeunesse qui contribuait à l’apprentissage de l’autonomie, de l’entraide et du sens des responsabilités. À travers de nombreuses activités de plein air, les jeunes acquéraient des compétences pratiques telles que l’allumage d’un feu, la préparation des repas, le camping ou encore diverses techniques de survie.

On remarque également la présence de pipeaux, instruments que les membres apprenaient à utiliser lors des rassemblements et des cérémonies. Au-delà des activités de plein air, le mouvement accordait une place importante à l’éducation civique et à la solidarité, encourageant les jeunes à venir en aide à ceux qui en avaient besoin.

À l’arrière-plan figure leur drapeau, élément essentiel de l’identité du groupe. Celui-ci permettait d’identifier la section lors des rassemblements et des camps, tout en marquant l’emplacement occupé par les Éclaireurs. Les inscriptions et symboles qu’il portait rappelaient l’appartenance à leur section locale et aux valeurs du mouvement.

Les Dauphins du Réveil Sportif de Tain en 1920/1925

Cette photographie met en scène Les Dauphins, l’un des groupes du Réveil Sportif de Tain, lors d’exercices physiques et de démonstrations gymniques. À travers ces activités, les membres développaient leur condition physique, leur coordination et l’esprit d’équipe.

À l’époque, la vie associative et sportive était également marquée par des sensibilités différentes. On distinguait notamment les « Blancs », proches des milieux catholiques, et les « Rouges », davantage liés aux courants socialistes ou à tendance communiste. Le Réveil Sportif s’inscrivait dans le mouvement des associations catholiques, souvent encadrées par les prêtres et les acteurs de la paroisse Notre-Dame.

La photographie a été réalisée dans le jardin de l’association. Les jeunes sportifs y apparaissent dans une tenue particulièrement soignée, reflet d’un certain standing pour l’époque. Les vêtements comme les chaussures étaient entretenus avec soin et représentaient un investissement important pour les familles.

Lors de certaines figures acrobatiques ou exercices réalisés en binôme, les participants pouvaient également porter des protections spécifiques, notamment lorsqu’ils effectuaient des démonstrations nécessitant un contact direct ou des figures de tête à tête. Ce cliché témoigne ainsi de l’importance du sport, de la discipline et de la vie associative dans Tain-l’Hermitage au début du XXe siècle.